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Lions Club Paris Faubourg Saint Antoine
vous parle d'Éthique

Vous en avez déjà entendu parler et heureusement pas seulement depuis que, comme Astérix, vous êtes tombés dans le chaudron du lionisme.

L'éthique est d'abord inséparable de l'histoire et de la philosophie,

à tel point qu'il est encore courant de la confondre avec la philosophie morale et la religion.


Sans faire un étalage d'éthymologie, la racine grecque signifie "science morale", donc normative et pratique pour définir comment nous devons nous comporter.
Elle varie selon les lieux, le temps pour se fonder soit sur les religions, soit la philosophie, soit ce qui nous entoure et répondre simplement à la question : "Comment agir au mieux".
La confusion vient vite : la morale est appliquée à un individu, un groupe, un peuple à un moment précis. Donc elle varie dans le temps.
L'éthique est une recherche consciente, rationnelle, non subie, entre individus libres, c'est aussi le mode de critique de la moralité d'une action.

La morale est plutôt traditionnelle et historique, ensemble de devoirs qui commandent de faire le Bien, l'éthique est plus liée à la réalisation raisonnable des besoins. Cela peut légitimer par exemple des actes médicaux jugés immoraux mais conformes à la déontologie médicale qui est le code d'éthique de la médecine.

L'éthique est inséparable de la philosophie:

- idéaliste si c'est Kant qui considère l'action en elle-même et le devoir ou obligation morale, indépendamment de toute circonstance empirique de l'action.

- déterministe pour Spinoza. Sa théorie éthique s'oppose frontalement à l'idée que le mal serait le fruit de la faiblesse de l'homme ou d'une « défectuosité de la nature humaine »

Et les Lions me direz vous ?

Ils pratiquent un peu savant mélange du tout venant: assimilant souvent à l'éthique ce qui serait vu ailleurs comme un simple savoir-vivre. Pire, certains oublient vite ces belles & nobles références pour faire montre soit d'une exquise perfidie soit d'un parfait manque de tolérance.


Alors quelle règle choisir?


Pour les platoniciens, Aristote ou Socrate le concept de Vertu prévalait.

Au Moyen-Age, on rajoute une strate de tradition biblique.

La rupture vient avec Descartes qui fonde une morale dans un sens beaucoup plus individuel.

Kant fonde l'éthique déontologique qui affirme que chaque action humaine doit être jugée selon sa conformité (ou sa non-conformité) à certains devoirs. Le déontologisme s'oppose ainsi au conséquentialisme, qui affirme que les actions humaines sont à juger uniquement en fonction de leurs conséquences.
Le déontologisme pluraliste refuse un tel réductionnisme et affirme que les actions humaines sont à juger en fonction de plusieurs principes distincts, comme par exemple le devoir de ne pas faire de mal à autrui inutilement (principe de non-malfaisance), le devoir de se conformer aux engagements librement donnés (principe de fidélité), le devoir de remercier ceux et celles qui nous ont aidés (principe de gratitude), le devoir de compenser les personnes à qui nous avons fait un tort (principe de justice restaurative),…

Nous essayons de nous tenir proches de l'idée de Kant.

Aujourd'hui on parle d'éthique "appliquée" aux affaires, médicale, de l'environnement, …
On ne parle d'éthique financière justement que quand elle fait défaut, et pour la gestion des Etats, si elle existait, ça se saurait, n'est-il pas ?

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